Ignacio Zuloaga y Zabaleta

Ignacio nait à Eibar, le 26 juillet 1870, dans la maison fortifiée «  Kontederekua » que son grand père avait achetée au comte de Hervias en 1861.

Quand il n’avait que deux ans, Eibar fut occupée par les troupes Carlistes ( avril 1872 après le coup d’étât du général Pavia ,début de la troisième guerre carlista ).

Dans un entourage d’artistes ou de grands artisans, comme le fait remarquer Enrique Lafuente Ferrari, membre numéraire de l’Académie Royale des Beaux Arts, biographe de Ignacio dans son livre : la vie et l’art de Ignacio Zuloaga, toute l’éducation de Ignacio est tournée vers cette « carrière » idéale, socialement la plus interessante dans ce XIXe siècle : ingénieur, Ignacio devait être ingénieur , plus particulièrement, ingénieur des mines et chaussées.

Les aptitudes de Ignacio Zuloaga pour le dessin se manifestèrent aussi vite que son aversion pour les études au séminaire de Vergara où il fit ses premières classes. C’est là qu’il prit sa grande décision : se consacrer à la peinture.

Sans perdre de vue son objectif, l’éducation de son fils, et cherchant tout de même à ne pas trop en contrarier les dispositions , son père, à l’ocasion d’un voyage d’affaires, l’emmène avec lui à Madrid pour qu’il visite le musée du Prado. À dixsept ans, le jeune homme copie deux têtes de nains de Velazquez et un portrait du Greco. Cette même année il envoie un tableau à l’exposition des Beaux Arts : un prêtre dans sa prière. Décidément et malgré l’opposition familiale, Ignacio sera peintre. Pour ce il part pour l’Italie afin d’y parfaire sa formation. Il resta à Rome entre six et huit mois, durant l’année 1889, où il réalisera des tableaux réalistes comme : le forgeron, l’accident de travail ou le fumeur. Il enverra le forgeron à l’exposition nationale de Madrid. Zuloaga se trouve alors à Paris. Il s’y inscrit à l’Académie Libre que dirige Henri Gervex. C’est là un moment décisif de sa vie : il est à la recherche d’un style personnel, decisif aussi pour se trouver en plein milieu de la capitale européenne de l’art et en contact avec des maîtres comme Monet, Carrière ou Degas.

A l’Académie de Gervex, il prend contact avec le groupe Catalan de Rusiñol. Cette époque est marquée par le mélange des influences impressionnistes et catalanes, surtout de Ramon Casas y Carbo qui vivra en 1889 et travaillera dans l’atelier du Moulin de la Galette avec Zuloaga et Rusiñol.

En 1890 les tableaux le mendiant et le balayeur marquent une transition entre ses étapes réaliste et impressionniste. L’année suivante on perçoit clairement les influences de Paris dans les tableaux qu’il expose avec les symbolistes dans la salle de Barc de Bouteville : Portrait de Pénicaud, Boulevard extérieur. Reflets de sa phase
impressionniste sont, Paysage des fortifications de Paris, Au bord de l’Oise et Demie figure de femme. Tous peints en 1891

Très rapidement l’influence du style du groupe catalanprend le dessus, Zuloaga abandonne alors l’ impressionnisme. Bons reflets de ce moment sont Buste de femme et portrait d’un gitan.

L’année1892 est marquée par un évènement important de sa vie : le voyage en Andalousie. Il loue à Seville un studio où il s’installera l’année suivante et commencera à peindre dans un style plus personnel À Alcala de Guadaira ( Séville) il peint le jeune gitan qui selon Lafuente Ferrari (son historien) est un jalon important dans son œuvre.

En 1893 sur la recommandation de son père Placido il part pour l’Angleterre. Pendant son séjour, deux de ses tableaux seront exposés au Salon de la Société Nationale de Paris : ce sont Le nain Don Pedro et le Portrait de sa Grand-mère. A son retour de Londres, Zuloaga se rend en Andalousie. Il y assiste à l’école taurine de la Puerta de la Carne à Séville et participe á de nombreuses corridas.

En avril 1895, six de ses œuvres peintes en Andalousie sont exposées à Paris au Barc de Bouteville : Elegance, «  Pelando la pava »( faisant la cour ), Fanfaronnade, le rond-point, Flamenqua, et le rire de la gitane. Ces tableaux sont complètement différents des antérieurs. Il s’est libéré des tons de gris qui lui venaient du groupe catalan, et ses œuvres montrent maintenant une Espagne gaie et floklorique qui est acceptée favorablement par la critique.

Lors de l’exposition Nationale de Madrid en 1897, il présente : Autoportrait, Face aux taureaux, Coriano et Etude d’une maison. Le fait de ne recevoir aucun prix lui fera observer une attitude très negative envers les milieux artistiques espagnols.

En 1898, Veille de la corrida lui apporte son premier grand succès à l’Exposition d’Art de Barcelone. C’est aussi en 1898 qu’ il met fin à son étape andalouse et c’est alors que commence un chapitre fondamental dans l’œuvre de Zuloaga qui le situe au sein de la Génération du 98, sa grande connaissance de la Castille.

L’oncle de Ignacio, Daniel Zuloaga dont nous avons déjà parlé et pour qui il avait une grande sympathie, s’installe à Segovie. Ce fut un des facteurs qui attira Ignacio en Castille. Il y trouve la trajectoire qu’il avait inutilement cherchée à Paris. Il augmente alors sa palette de nouvelles couleurs : il introduit surtout toutes les games de bruns de notre paysage castillan.

C’est en 1899 qu’il se marie avec Valentine Dethomas dont il avait fait la connaissance lors de son premier séjour à Paris, autre fait important de sa vie qui logiquement influencera son art . Le mariage a lieu le 18 mai 1899. Les témoins en sont : Isaac Albeniz, Eugène Carrière, Albert Decrais et William Chaumet.

A partir de cette date, la vie de Ignacio devient plus ordonnée : Il passe l’automne à Ségovie où il a loué pour pouvoir y peindre la « maison du crime », l’hiver à Paris et le reste de l’année à Madrid où il installe aussi un atelier.

Entre 1898 et 1900 sa production artistique est tres abondante. Il triomphe au Salon de la Société Nationale avec Mon oncle et mes cousines que lui achète l’état français.

En 1899 il peint La naine doña Mercedes ,une de ses œuvres les plus réussies et personnelles. L’année suivante pendant sa période ségovienne il peint quatre tableaux : La rue de l’amour, Corrida à Eibar, Avant le paseo, et Le gardien de nuit.

En 1901 il présente à Dresdes (Allemagne) sept toiles. Il y obtient la grande médaille d’or.
En 1902 il s’installe à Bordeaux dans l’attente de son premier enfant. Ce sera une fille : Lucie, qui sera inscrite au registre civil de Bordeaux le 18 mai. Sur son acte de naissance son père figure comme « artiste peintre ».

Il peint quatre tableaux pour la Vierge de Arrate en remerciement pour la guérison de sa fille Lucie

L’année 1903 est cruciale dans la biographie artistique de Ignacio car (outre sa présence à Paris, Bilbao et Munich) Il participe à la Ve Exposition Internationale de Venise où son œuvre Danseuses espagnoles lui conquiert la médaille d’or – il y avait présenté huit autres tableaux. Le critique Vittorio Pica qui écrivit sur le trionphe du peintre Fortuna en 1877 reconnaît chez Zuloaga la tradition espagnole de Zurbaran, de Velazquez et de Goya.

L’année suivante à Dusseldorf, Zuloaga expose vingt toiles dans une salle particulière. Seulement trois artistes eurent le privilège d’une salle individuelle : Menzel, Rodin et Zuloaga.

En 1904 il peint quelques unes de ses toiles les plus représentatives : Gallito et sa famille et Les trois cousines. En 1905 il rélise son premier travail de décor théâtrale pour l’opéra Carmen.

Ami de Picasso, il voulut inclure de ses tableaux lors de la biénale de Venise, mais ils furent rejetés par le fait de considérer de gauche le peintre de Malaga. Picasso le remercia par lettre.

Son deuxième enfant, Antonio nait le 10 janvier 1906.

Le biographe Lafuente Ferrari signale la coïncidence des trois peintres : Sorolla, Zuloaga et Picasso à Paris cette année-là. Ce sont trois représentants bien différents de la peinture moderne que Zuloaga souhaita réunir lors de la grande exposition internationale de Barcelone en 1929.

En automne de cette même année, il commence à peindre dans l’église de San Juan de los Caballeros que son oncle Daniel venait d’acheter. C’est alors une nouvelle étape de sa peinture dans un cadre nouveau.

On trouve de ses tableaux à Leningrad, Paris, Madrid,New York,Venise, Rome, Buenos Aires, La Havanne etc…

Au cours de l’hiver 1906, il peint Les Vendangeurs, Type ségovien,Torréros de village, Celestine et des portraits en bustes de ses cousines Candida, Téodora et Esperanza.

Lors de la Ve Exposition Internationale de Barcelone, Zuloaga expose 34 œuvres dans deux salles. Il y obtient le Prix du Roi pour Femme à l’éventail. Le musée de Barcelone achète Les trois cousines L’hiver venu, il retourne à Ségovie et y peint Les sorcières de San Millan et Grégoire le vendeur d’outres œuvres particulièrementcaractéristiques. Quelques mois plus tard de retour à Paris il peint une toile moderne qui contraste avec les précédentes : Lucienne Bréval dans Carmen

En septembre 1908 le tableau qu’il avait réalisé à Segovie Grégoire le vendeur d’outres est exposé à Eibar. Se Majesté le Roi d’Espagne visite l’Exposition Régionale d’Art, installée dans l’Ecole des Armuriers de Eibar. Visite qu’il renouvellera en 1927 en compagnie de S.M. la reine Victoria Eugénia. Quelques années plus tard cette même école recevra les infants Juan et Gonzalo et en 1973 ce seront Leurs Altesses Royales et Princes d’Espagne Juan Carlos et Sofia.

Une exposition de ses œuvres organisée par la Hispanic Society aux Etats-Unis ouvre la période de 1909 à 1914. En mars 1909 il expose à New York, puis Buffalo et ensuite Boston. Pour que le triomphe soit complet il eut fallu que le peintre soit présent. Mais Zuloaga était en Espagne, fidèle à l’ordre de vie qu’il s’était imposé depuis 1899.

Le 26 avril 1916, on lui concède la Médaille d’Or de Zaragoza pour sa contribution aux homages à la mémoire de Francisco de Goya.

En septembre comme chaque année il se rend à Segovie . Il y peint un Autoportrait, la Breval en gitane, le nu Irene, et bien d’autres encore. Le plus important est Femmes de sépulveda c’est le moment où il commence à intégrer le paysage comme fond à ses tableaux.

1910 lui voit une nouvelle exposition en Amérique, Méxique, Chili et Argentine. Avril le revoit accrocher ses toiles à l’Exposition de Venise dont les flagellants. La critique de Maeztu dans le Nouveau Monde affirme que les Zuloaguistes sont peu nombreux On y trouve Unamuno, Rusiñol, Utrillo, Casas, Picasso et Ortega y Gasset.

Il consacre cette année là à deux grandes compositions : La victime de la fête et La famille Zuloaga. C’est alors que commence une étape importante de sa vie. Son rapprochement avec l’Espagne. Il achète un terrain à Zumaya pour y construire une demeure et un musée.. Il peint de grandes compositions : Le christ sanglant, le Cardinal et Les petits toreros de Turègano.

En 1913, Fuendetodos le nomme «  fils adoptif », il y achète la maison natale de Goya et la restaure. Grâce aux campagnes organisées par Zuloaga, le 8 octobre 1917 on y inaugure un musée.. Quelques années plus tard, Ignacio et ses amis y érigeront un monument à Goya. Sur le piedestal on peut lire : «  pour que vive dans le village qui le vit naître l’esprit de l’artiste immortel que la gloire répandit de par le monde ». Il avait pour Goya une grande admiration et un profond respect qu’ il voulut transmettre et partager avec tous ceux qui l’entouraient.

Un tribut de plus en 1917, Il fonde des écoles publiques en honneur à Goya à Fuendetodos.

En 1918, on l’appelle à Madrid pour peindre le portrait du Duc d’ Albe, Commence alors toute une période consacrée aux portraits : La Duchesse de Arion, Ortega y Gasset, Gregorio Marañon ( qui sont ses deux grands amis) , le torero Belmonte et même un portrait de S.M. le Roi Alfonse XIII.

En 1913, entre au musée de Bilbao une toile de Goya , le portrait de la reine Marie Louise de Parme. En fait sur le tableau était peinte la reine Amalia de Sajonia, femme de Ferdinand VII. En 1928, on effaça la tête de Maria Luisa pour la remplacer par celle de Amalia. Zuloaga réalise cet échange avec autant d’éclat que l’eut fait l’auteur lui-même.

Il peignit les grands intellectuels de son temps : Unamuno, Azorín,Valle-Inclán, Marañón, Falla , Ortega y Gasset, Cambó, Pérez de Ayala, etc… 

Dans le but de pallier les horreurs de la guerre et pour venir en aide au pays voisin, il organise « le jour des orphelins de guerre » à Eibar. Le maire de cette ville lui remet les fonds reçus que Zuloaga remettra lui-même au président Poincarré qui le décorera de la Légion d’Honneur.

En 1921 il fait don aux frères Fransciscains de Aranzazu d’un tableau de la Vierge sur fond de Calvaire pour la chapelle des bergers de Urbia.

On le nomme fils adoptif de Guetaria pour avoir peint Juan Sebastian Elcano lors du quatrième centenaire du premier tour du monde en bateau.

Au cours de son voyage aux Etats-Unis il peint quelques tableaux oú il tente de fondre le portrait dans le paysage. A son retour en 1925, en Suisse il peint le portrait du pianiste polonais Paderewski, puis à Paris celui de Unamuno.

Le 30 mars 1925 il est nommé Membre Sociétaire d’Honneur de l’Union Basque Espagnole de La Havanne.

Son succès domine l’Europe et l’Amérique. Bien que son rythme de production se ralentisse, il peint constamment, à la recherche de nouveaux objectifs, de nouveaux thémes., de nouvelles techniques. Il reçoit la visite de personnages illustres qui veulent leur portrait par Zuloaga. Et malgré tout il trouve le temps de peindre des paysages comme Rues de Gerona, Graus, Segovie, et Tolède en flammes. C’est alors qu’apparaît une nouvelle et tardive facette dans son œuvre : les natures mortes.

Son dernier tableau : Maisons au soleil (1945).

Entre 1930 et 1945, sa vie définitivement centrée en Espagne, il répartit ses années entre les hivers à Madrid, les étés à Zumaya et quelques séjours au château de Pedraza qu’il avait acheté en 1926. C’est dans ce château que furent tenus prisonniers par Charles V en tant que otages à la place de leur père François Ier les dauphins François et Henri. De 1930 date l’unique paysage peint depuis le château de Pedraza avec des ruines en premier plan et la chaîne de Guadarrama au fond.

1943, il est nommé Membre d’Honneur de l’Orphéon Donostiarra.

Il passe l’été de 1945 à Zumaya et prolonge son séjour jusqu’à la mi-octobre. Le 23 octobre il part pour Madrid. Se sentant mal pendant le voyage il se fait rapidement porter à son studio de las Vistillas. Il meurt au petit matin du 31.

La presse du monde entier , non seulement d’Espagne, pleure une telle perte

Les Etats-Unis, l’Angleterre, la France, l’Argentine, toutes les nations par lesquelles il était passé et oú il avait trouvé un succès bien mérité, lui rendent homage à nouveau.

La philatélie argentine reproduit son don Quichote accompagné d’une effigie de don Ignacio sur une série de timbres de 1946. En 1970 à l’occasion de son centenaire on emet en Espagne des série de timbres de différentes valeurs reproduisant des peintures de ce grand maître. De même on grave son autoportrait sur des billets de 500 pesetas et des timbres pour courrier aérien. Sur des billets de 25 et de 50 pesetas on trouve le portrait qu’il fit de Manuel de Falla et un billet de 5 avec l’image de Juan Sebastian Elcano.

En 1947, dans les jardins des Vistillas de Madrid on découvre un buste du peintre et le 5 mars 1948 c’est l’inauguration du «  Musée Zuloaga » que ses amis et admirateurs ont fondé en honneur à sa mémoire.

Le 15 juin 1949,on découvre un buste du peintre devant le musée de Bilbao.

Du 25 février 1960 est daté un dixième de billet de la loterie nationale imprimé par la Fabrique Nationale de Monnaies et de Timbres où figure un buste de gitane, œuvre de Zuloaga.

En 1970 dans sa ville natale de Eibar est célébré le centenaire de sa naissance par des conférences de Jesus Maria de Arozamena et de Juan San Martin, membres de l’Académie de la langue Basque et biographes de Ignacio,

Au printemps de 1974, le chef de l’Etât Espagnol, le General Franco envoie par son embassadeur en Grande Bretagne Manuel Fraga Iribarne une colection de timbres représentant des œuvres du peintre Ignacio Zuloaga pour exposer conjointement à ses tableaux.

En septembre 1979 La Royale Société des Amis du Pays Basque, sous la présidence de Juan Ignacio de Uria rend homage au peintre à Santiago-echea de Zumaya

En 1980, homage au sculpteur Julio Beobide durant les actes culturels de Santiago-Echea.

Le 9 septembre 1981, exposition à Bayonne, au musée Bonnat.

En septembre 1981, Ghislaine Plessier donne à Santiago-Echea une conférence sur sa thèse présentée à la Sorbonne au sujet de son étude critique de la correspondance entre Rodin et Zuloaga .

Au cours des veillées culturelles de Eibar a lieu en 1982 la présentation du livre La damasquinerie de Eibar par Juan San Martin et Ramiro Larrañaga.

L’exposition Ignacio Zuloaga à Barcelone en 1980 dans la Sala Parés, la plus ancienne et la plus prestigieuse de la ville comtale reçoit la visite de 250 000 visiteurs, dont le président de la Généralitat et le Maire de la ville.

Les trois petits-fils de Zuloaga, Ramón en tête sont reçus par Sa Majesté le Roi, le 28 avril 1982, Ils lui remettent un portrait de son grand père Alphonse XIII, peint par Ignacio Zuloaga et un ouvrage de damasquinerie de grande valeur, réalisé par un artiste damasquineur eibarres Lucas Alberdi.

Le 25 janvier 1982 par l’intermédiaire de Son Excellence le marquis de Mondejar on fait parvenir au Roi un exemplaire du livre de Lafuente Ferrari La vie et l’art de Ignacio Zuloaga, le 19 mars 1982, ce sera Le damasquineur de Eibar de Juan San Martin et de Ramiro Larrañaga et Pedro Celaya et enfin le 16 juin 1987 le livre de Maria Jesus Quesada Daniel Zuloaga,1852-1921.

Des écoles Ignacio Zuloaga sont inaugurées à Madrid par Tierno Galvan le 20 mai 1982.

En mai 1982, sous l’égide de la mairie a lieu à l’auditorium Manuel de Falla de Grenade une exposition accompagnée de conférences du Rvd Père Federico Sopeña, de E. Lafuente Ferrari et de Julian Gallego.

Le 27 juin 1983 est célébrée au Musée Zuloaga une veillée culturelle : Souvenirs de deux amis, Falla et Zuloaga. Y participent le Rvd Père Sopeña, Isabel Falla et Julio Caro Baroja.

Le 25 août 1983 dans la salle de la Culture à San Sebastian le Rvd Père Sopeña donne une conférence sur Musiciens et poètes, amis de Zuloaga.

Le 26 juin 1984, exposition à Ségovie, avec l’intervention de Mr. Lafuente, directeur du Cason de Buen Retiro.

Septembre 1984, à Santiago-Echea, hommage à E.Lafuente Ferrari, biographe de Ignacio Zuloaga.

Le 13 juillet 1893, on réinaugure la maison natale de Goya, propriété de Ignacio Zuloaga qui l’avait sauvée de la ruine. Zuloaga lui-même avait financié le rapatriement à Madrid du corps de Goya depuis Bordeaux où il était mort.

Exposition Ignacio Zuloaga à San Telmo, San Sebastián, 4 novembre 1985.

Exposition Ignacio Zuloaga, Palais de la Lonja de Zaragoza 20 janvier 1986.

Exposition Ignacio Zuloaga, Lonja de Pamplona le 14 février 1986.

En septembre 1986, Juan Ignacio Tellechea Idigoras présente à Santiago-Echea son livre sur la correspondance entre Unamuno et Zuloaga

Dans l’exposition « Hommage à la Castille » organisée par la banque de Bilbao ouverte à Madrid le 25 avril 1986 figurent plusieurs tableaux de Ignacio.

Avec la collaboration de la mairie de la ville, on remet en état la résidence de vieillards de Zumaya avec un nouveau salon Ignacio Zuloaga en mai 1987.

De nombreux villages et villes d’Espagne ont consacré à sa mémoire des sites, rues et places : Madrid, Bilbao, Segovia, Fuendetodos, Cadiz, San Sebastian, Zumaya. À Sepulveda, le mirador, balcon qui domine le magnifique paysage sur la vallée porte son nom. De même à Pedraza, l’Hosteria Nationale et á Segovia, la principale salle de cinéma.

Le ballet de Juan Antonio Urbeltz se produisit dans la propriété de Ignacio Zuloaga à Zumaya, un spectacle avec des tableaux de Ignacio et l’autre avec des toiles de sa collection : El Greco, Goya, Zurbaran , Vicente Lopez, Tejeo, Morales etc… Au passage des ans, ces salles ont été renovées et remises en état.

L’année 1987 vit la restauration du donjon du château de Pedraza (Segovia) où est inauguré un musée avec des œuvres de l’artiste.

Durant sa vie et de sa propre volonté il avait refusé d’être enterré au Panthéon des Hommes Illustres de Madrid, lui préférant sa terre natale de Guizpucoa.

Los Zuloaga, une dinastía  de artistas vascos. Margarita Zabaleta et al. San Sebastian,  1988,